Tribulations d une Parisienne Trentenaire
Les chroniques de Didi: C’était nous

Les chroniques de Didi: C’était nous

« I won’t let you down
I will not give you up
Gotta have some faith in the sound
It’s the one good thing that I’ve got »

Freedom – George Mikael

  1. La vie à deux :

Les débuts étaient très compliqués, comme pour tout le monde. Il y avait de bons et de mauvais moments. On n’avait pas le même rythme de vie donc il fallait s’ajuster. Mais il me regardait tellement avec ce regard d’amour que j’étais prête à tout.

Parfois on était sur le canapé à regarder la tv dans les bras l’un de l’autre et il disait en l’air : « mon petit bonheur », et là j’étais sûr que ça serait lui et moi contre le reste du monde jusqu’à la fin de notre vie !

Pour son anniversaire je lui ai préparé une super méga fête surprise. Il était heureux donc moi aussi. Je n’ai pas réussi à profiter à fond de la soirée car je lui avais préparé une journée complète de repas et de lettres que j’avais fait venir de partout, bref, j’étais épuisé ! J’étais un peu triste d’avoir eu à peine un petit bisou de toute la soirée (j’aurais dû sentir ce que ça présageait) ; mais j’étais heureuse de le voir heureux.

Pour nos 1 ans j’attendais beaucoup. J’ai eu une boule confectionnée par ses soins, en forme de cœur avec un « 1 » dedans et des paillettes rouges : j’adorai ! Et là dans le lit il me dit que le vrai cadeau c’est qu’on aille à Londres voir les studios Harry Potter ! J’étais sur un nuage !

Pour noël c’était très compliqué de s’organiser mais moi je voulais tout faire pour qu’on le passe au maximum ensemble… tout était calé même si moi je devrais faire plein de route inutile j’étais contente de partager ce moment important pour moi avec lui… jusqu’à ce qu’il me dise simplement qu’il ne voulait plus que je vienne…  « Tu comprends ça serait trop compliqué pour toi »… (Début de la dévastation intérieure).

Nouvel an pareil : chez ses amis, fête top sauf qu’au moment de minuit, tous les couples se sont embrassé et lui faisait des snap à la con…. (Mais pourquoi j’ai fermé des yeux à ce point ?). J’espérais seulement qu’aux 12 coups de minuit, il vienne m’embrasser. C’est ce qu’on fait en générale. C’est ce que tout le monde a fait… sauf lui !

Tous ces évènement plus les difficultés d’ajustement aurait dû me faire réagir plus vite… mais j’étais aveuglé par l’amour. Et je me disais toujours : « s’il t’a demandé et a insisté pour que tu emménage avec lui, c’est qu’il est à fond amoureux donc ne t’inquiète pas ». Comme j’ai pu être bête !

Avant d’habiter ensemble il me disait toujours que j’avais trop d’activités et qu’on ne se voyait pas assez. Du coup, l’emménagement se faisant en septembre, j’en ai profité pour réduire mes activités. Sauf que lui passait son temps au sport pendant que moi je passais mon temps à essayer d’être la petite femme parfaite qui s’occupe de tout à la maison (= boniche). Très vite les frustrations ont commencé à pointer le bout de leur nez. Je lui ai parlé de mes frustrations et du coup c’est lui qui en a eu.

Il parlait toujours des choses ultra romantiques qu’il avait fait pour ses ex et moi j’attendais éperdument qu’il ait un geste (même de moitié) romantique pour moi… encore des frustrations.

Je pensais qu’il voulait qu’on habite ensemble pour passer plein de temps ensemble, mais il voulait qu’on habite ensemble car c’était plus pratique… je le savais dès le début, je le lui avais dit, mais je l’ai réalisé et assimilé que trop tard.

Il disait aussi qu’il voulait une vie de famille et moi je voulais lui montrer que j’étais capable de la lui donner mais il me reprochait de ne pas faire assez la fête. Je lui proposais alors beaucoup de sorties, des idées de bar que je voulais essayer, etc… mais il disait toujours « oui oui » mais sans jamais aller jusqu’au bout. Il était souvent trop fatigué me disait-il…

Petit à petit j’essayais de m’adapter à sa façon de vivre, on mangeait de plus en plus tard, se couchait de plus en plus tard (je fais toujours tout très tôt d’habitue afin d’être débarrassé et tranquille après). Ça prenait son temps certes mais j’essayais d’être la femme dont il rêvait.

Plus j’essayais de faire ce qu’il voulait, plus je le sentais distant.

Plus je le sentais distant, plus je stressais.

Plus je stressais, plus j’avais besoin qu’il me prouve son amour.

Plus je lui demandais des preuves, plus il s’éloignait…

Il me disait qu’il était stressé à cause du travail. Je sentais au fond de moi qu’il n’y avait pas que ça. Je n’étais pas bien au fond de moi et il m’arrivait souvent de pleurer en cachette mais je me raccrochais à l’idée que c’était à cause du travail et pas à cause de moi.

Je faisais tout pour lui plaire, je faisais tous les efforts possible et lui se laissait porter par le mouvement…. Entre la tristesse qu’il ne faisait pas d’effort et la distance qui s’installait entre nous, j’étais déjà à bout.

Rappelez-vous que pour nos 1 an il voulait m’amener à Londres voir les studios Harry Potter… au final c’est moi qui ai poussé l’histoire pour que cela se fasse. J’ai tout organisé, tout cherché, quand on a réservé il n’avait qu’à être présent et dire ok. Nous avons partagé tous les frais. Je ne suis pas vénal et cela m’importe peu, au contraire je voulais payer ma part mais le fait de ne pas avoir eu de cadeau pour nos un an (ni pour nos 6 mois d’ailleurs ou j’avais fait un truc de fou et lui rien) ; je me sentais triste et déjà sentais les problèmes arriver.

Nous avions donc prévu de partir à Londres pour le weekend de Pâques. J’attendais ça avec impatience car je me disais que ça serais notre renouveau. Nous y allions pour voir les studios Harry Potter. Très symbolique pour nous (rappelez-vous la lettre, symbole qu’il voulait du sérieux entre nous).

Le séjour c’est plutôt bien passé. Hormis quelques phrases qu’il a dites au détour d’une conversation (ex : tu n’es pas encore la femme de ma vie…) ; mais dont j’ai préféré ne pas faire attention.

Une fois de retour, ce n’étais pas l’extase mais tout me semblait aller bien…

Mais…

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