Les chroniques de Didi: c’était nous


Les Chroniques de Didi / samedi, mai 5th, 2018

« All we have to do now
Is take these lies
And make them true somehow»

Freedom – George Mikael

  1. La fin :

A la fois je le sentais moins amoureux et à la fois il était très tendre avec moi, affectueux, plein de câlin, mais avec parfois des propos blessant. On prévoyait de partir encore un long weekend de mai. On prévoyait notre weekend. Je savais que même si tout n’était pas rose, on aller surmonter ça, car il disait toujours que dans un couple il faut se battre.

Le mercredi soir je faisais la liste de course pour la semaine suivante. Il me disait tout content qu’il allait me faire des pâtes carbonara deux jour plus tard. Nous avons regardé la télé dans les bras l’un de l’autre. Il est venu se coucher 30min après moi et m’a tenu longuement la main.

Au fond de moi je sentais toujours que quelque chose n’allait pas.

Jeudi matin il partait exceptionnellement plus tard que moi au travail. Je me préparais pour le boulot tout en étant dévasté à l’intérieur de moi. Cela faisait des semaines que ça durait… j’en pouvais plus. C’est atroce d’être amoureuse d’une personne qui vous traite comme ça. J’ai commencé à comprendre le problème des femmes battu (attention il ne m’a jamais touché, ce n’était que psychologique). On est malheureux de la façon dont notre homme nous traite mais on est tellement amoureuse qu’on est prête à tout endurer.

Je suis allé lui dire au revoir dans le lit et je suis sortie de la chambre. J’y suis retourné, il m’a fallu quelque minute mais j’ai enfin fini par lui parler. Je lui ai demandé si, quand il avait dit que je n’étais pas encore la femme de sa vie ça voulait dire que je pouvais le devenir. Il m’a répondu qu’il n’était pas sur… de fil en aiguille, le coup est tombé : il ne m’aimait plus.

Il m’avait promis mont et merveille ; je lui avais donc tout donné, il a tout gâché.

  1. Le deuil phase 1 : la dévastation :

A  peine ces mots prononcés : « c’est fini » que j’ai senti mon cœur exploser en mille morceaux.

Comment sans essayer, cela pouvait-il déjà être finit ? Comment alors qu’il ne faisait que me dire qu’il fallait toujours discuter, comment cela pouvait être finit sans aucune discussion ?

Aucune discussion possible, aucun essaie, c’était sa décision et il n’y avait pas de retour en arrière possible.

Je suis partie en pleur au travail. J’ai pleuré toute la journée. Toute la nuit. Le lendemain encore. Je l’ai revu le soir afin de discuter de comment faire car nous avions déjà beaucoup en commun : appartement, compte bancaire, meubles etc… Il était si froid. J’avais l’impression d’être une étrangère pour lui. Une étrangère qui lui aurait fait quelque chose d’horrible. J’ai continué à pleurer.

Heureusement que j’ai ma famille à coté et qu’elle me soutient quoi qu’il arrive. Ils m’ont aidé tout le weekend à déménager mes affaires (retour chez les parents). Et à me faire sortir (merci la sister).

Ils savaient déjà depuis un moment que cela n’allait pas durer mais ils espéraient se tromper, pour moi.

Cela fait presque un mois, et pourtant, je n’arrive toujours pas à m’en remettre. Et sa façon d’agir avec moi depuis cette décision m’anéantit encore plus. Il est très froid et assez irrespectueux. Quand je pense qu’il m’a quitté le lendemain que j’ai payé ma part de loyer, qu’il profite seul de  cet appartement que j’ai payé, et qu’il n’a même pas eu la décence de me présenter ses condoléance à la mort de ma grand-mère (1 semaine après la rupture)… je suis le genre de fille extra chiante, mais absolument pas méchante, et je ne pense pas mériter un tel comportement.

A la fois je lui en veux d’être aussi méchant et irrespectueux, mais en même temps je continue d’avoir des sentiments pour lui… la phase dévastation est encore loin d’être finie.

2 réponses à « Les chroniques de Didi: c’était nous »

  1. Je me reconnais tellement dans ton histoire
    Cela s’est passé il y a une dizaine d’année
    C’était mon premier amour j’avais 16 ans

    Je l’ai rencontré au lycée c’était comme dans les films … les promenades pieds nus dans l’herbe la nuit, les journées sur la plage d’une petite île paradisiaque au large de cannes …
    Le paroxysme du romantique

    Il m’a poussé à m’investir beaucoup dans notre relation, il m’a fait miroiter monts et merveilles (tout comme toi). Et j’étais tellement amoureuse que j’ai foncé, malgré les disputes avec mes parents…
    On a emménagé ensemble alors que je n’avais que 17 ans .

    Je voulais faire tout mon possible pour lui plaire
    Et comme il n’était jamais satisfait je me suis tout doucement transformée.
    Et de fil en aiguille je me suis perdue

    Tout comme toi plus j’essayais de lui plaire plus il s’éloignait et me regardait avec des yeux de dégoût…

    C’était terrible, abominablement douloureux et j’étais si jeune

    Il m’a annoncé qu’il envisageait de partir un semestre au Canada au détour d’une conversation lors d’un repas
    C’était un coup de massue … c’était la preuve de notre éloignement et du “non dialogue ” qui s’était installé .

    Il a fini par me quitter car je n’en ai jamais eu le courage alors que je savais que c’était ce qu’il fallait faire .

    Il n’y a pas eu de cris seulement des larmes (pour nous deux)
    Je suis rentrée chez mes parents comme toi … dévastée

    Il n est finalement pas parti au Canada , il avait déjà rencontré une autre fille avant la fin de notre relation (qui est aujourd’hui sa femme).

    Il m’a fallu faire le deuil de ma relation, de nos projets , reprendre confiance en moi, me souvenir de qui jetais avant pour me retrouver .

    J’ai mis deux ans (presque autant que la durée de ma relation) a m’en remettre.
    Je n’ai eu personne de sérieux durant cette période

    Mais après cela j’étais beaucoup plus forte mure et surtout je savais ce que je ne voulais plus vivre

    J’ai rencontrer un homme tendre et respectueux qui est aujourd’hui mon mari et le père de mon fils

    La clé des relations est le dialogue mais pas que… il faut toujours rester soit même et ne pas faire trop si l’on voit que l autre n’en fait pas assez .

    “Suit moi je te fuis ” A trop en faire il arrive que l’on perde de son attrait , de son piquant .

    Il faut aussi accepter le fait que ce n’est pas le bon , pour pouvoir le rencontrer un jour… mais cela demande du temps .

    Je te souhaite plein de courage (pour les prochains mois) et de belles histoires d’amour (pour les prochaines années)

    Bien à toi

    L

    1. Merci pour ton partage! j’espère en effet qu’il avait raison et que je trouverai chaussure à mon pied bientôt! aujourd’hui je prend le temps de redéfinir mes envies de vie!

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