Tribulations d une Parisienne Trentenaire

Les chroniques de Charlyrose : THE FALL …

De nombreuses semaines que je n’écris plus…. Que je n’y arrive plus… que je n’ai plus de temps… de temps pour souffler, pour respirer…

De nombreuses pages griffonnées, inachevées… et aussi vite effacées…

Un sourire évanoui, une fatigue accumulée, un besoin vital d’hiberner….

Aujourd’hui, ce soir, à cette heure ci….je ne vis plus, je survis…

Alors, comment réussir à vous écrire un article que j’aurai souhaité positif, enjoué, vivant alors que je glisse vers le fond ?

Un rêve qui s’estompe au fils des jours, des semaines et des mois… un parcours de formation « excellent » aux dires de l’ensemble des personnes gravitant autour de moi, des équipes, des modules validés brillamment parait-il mais à quel prix ??? !!

Une usure du corps et de l’esprit….

Tout abandonner, tout lâcher, renoncer à atteindre mon objectif futur ???… je ne sais plus … je n’y crois plus, je n’en peux plus…

Comment en suis-je arrivé là me direz-vous ? Comment vouloir aujourd’hui tout envoyer valser après une bataille acharnée ?

Je l’ai voulu, j’étais prévenue comme j’ai pu l’entendre si gentiment (j’arrive encore à manier l’ironie)… retrouver des bancs d’école… des salles de classe… des formatrices, des équipes médicales, des stages, des cours, des démarches cliniques, des épreuves, des MSP, des modules… qui sont venus à bout de ma batterie, de mon énergie, de ma motivation…

Mes 20 ans sont loin… mes 30 aussi d’ailleurs …

Devoir faire ses preuves en permanence, assurer, avancer, afficher un (faux) sourire et recommencer à chaque début de nouvelle journée…

Des journées sans fin ou du moins des journées qui s’achèvent beaucoup trop tardivement avec pour seule compagnie… mon canapé sur lequel je m’effondre en pleurant…tardivement… pour ne rien laisser paraître devant mes enfants…

Montrer l’exemple une nouvelle fois, me battre, surmonter… et ne pas baisser les bras… ne pas en avoir le droit ?

Mais même là, n’aurai-je pas le droit de pouvoir flancher ?

 

Un tel sentiment de solitude, de vide au plus profond de moi et aucune épaule sur laquelle pouvoir se laisser aller juste quelques instants…

Alors, s’enfermer, s’isoler d’autant plus pour s’éloigner du bonheur des autres qui vous renvoie à quel point vous êtes seule… sans famille…

 

Mais qui aurai envie d’approcher le zombi ambulant que je suis devenu ?… cette personne que je ne reconnais même plus, cette personne dont le reflet m’effraie au plus haut point, cette personne que je déteste et que je ne reconnais plus…

Ce corps que je maudis encore aujourd’hui et que je souhaiterai voir s’effacer, disparaître…

Jacques SALOME le dit si bien lui-même que « la pire des solitudes n’est pas d’être seule mais d’être une compagne épouvantable pour soi-même »…

Telle une condamnée, je ne crois plus en rien… des espoirs évanouis, envolés et rien à quoi se raccrocher…

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Sur une note quelque peu plus légère, j’ai bien essayé quelques mois après ma rentrée de me laisser tenter par un retour au « supermarché masculin »… mais j’ai très rapidement déchanté au vu du catalogue apparemment inépuisable proposé de narcissiques ou de paumés avec qui j’ai pu converser… on n’est plus dans du discount là-bas mais bel et bien dans du « hard, hard, hard discount !!! » lol

L’un d’eux avait pourtant bel et bien réussi à sortir du lot et à attirer mon attention … mais à croire que je suis réellement masochiste quand sa gueule d’ange, sa gentillesse, sa douceur, sa délicatesse (telle que si je n’avais pas perçu l’effet que je lui procurai, je l’aurai directement dirigé vers mon ami gay !! lol) m’ont fait me réveiller à ses côtés en voulant fuir le plus vite possible !!

Un mordu du feng-shui, du yoga, des médecines douces …. un vrai fan de la cuisine Japonaise, une petite alimentation bien équilibrée, un p’tit appart bien rangé, un footing régulier, une vie pro bien organisée… etc etc etc…. mais qu’est-ce que j’ai pu me faire ch….. !!!!

Sa bienveillance à mon égard s’est très vite envolée, les reproches ayant fusés à la vitesse de la lumière, lorsque qu’après 72 heures à peine de « pseudo relation », il me reprochait mon manque de disponibilité, la rareté de mes messages, le minimalisme de mes réponses et qu’il ne comprenait pas pourquoi je ne venais pas m’installer chez lui pour m’économiser et pouvoir pratiquer une bonne petite marche matinale, habitant à deux pas de mon institut de formation !! Euh…. ???? !!!

Aurais-je du persister et réellement essayer ?? Pas certaine au vu de son attitude quelques semaines plus tard alors que je refusais gentiment, à plusieurs reprises (têtu et acharné le bonhomme !) de renouveler l’expérience d’un baiser baveux ; un gentil message s’affichant sur mon écran de téléphone pour m’informer cette fois çi que je lui avais au moins permis de rencontrer une fille super, méga, géniale, top, extra avec qui il entamait une relation sous les meilleurs hospices !!!

Euh… ??? C’est moi où il faut lui décerner une palme d’or pour le côté sadique à lui aussi ??

 

Voilà, mon passage éclair d’il y a quelques mois maintenant… m’ayant amenée à brûler tout formulaire d’adoption quelconque…

Et pourtant… et pourtant…

J’aurai souhaité pouvoir me sentir tout simplement « bien » avec quelqu’un….

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Certains souvenirs, certains visages ou sourires sont bels et bien encore (trop) présents…

Se faire violence et renoncer … se faire une raison… et accepter…

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Envolés… évanouis… utopie, rêves et évasion…

Sur ce petit extrait de Thomas VINAU, je souhaite ne pas vous avoir assommé et contaminé de ma poisseuse mélancolie gluante et envahissante telle ces virus hivernaux qui ne vous quittent plus du moment où vous les avez laissé entrer…

Si l’un d’entre vous à la clé… la solution… le remède miracle…, je suis preneuse !

Faire un choix sans regrets futurs…

Alors…

« Je fais ce que je peux. Avec mes silences et le reste. Avec mes peurs de bête. Avec mes cris d’enfant qui ne débordent plus. Je fais ce que je peux. Dans ce petit bain de cruauté et de lumière. Dans les éclats de sucre et de mensonge. Dans la délicatesse. Dans la violence du temps qui piétine nos rêves. Dans nos petits pataugements précieux. Un matin après l’autre. Un oubli après l’autre. Un mot sur le suivant. Je fais comme tout le monde. Avec le ciel et sans les dieux.

ThomasVinau [Bleu de travail]

 

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