Tribulations d une Parisienne Trentenaire
Une femme 2.0 : Léa (la suite)

Une femme 2.0 : Léa (la suite)

Il y a presque un an Lea racontait ses expériences 2.0. Il y a quelques jours on a pu papoter un peu, et elle m’a dit avoir envie de vous raconter ce qu’il s’est passé depuis…

Pour vous rappeler son histoire, rdv ici : Une femme 2.0, Léa

 

Place à son histoire (je n’ai rien retouché, elle vous parle avec ses mots 🙂 )

 

“Je me souviens qu’à l’époque, l’expérience vécue avec Geoffrey m’avait assez retournée. Maintenant que j’ai 9 mois de recule, je pense pouvoir dire que … j’étais trop pressée de croire à nouveau en quelque chose. Et même si je comprends encore aujourd’hui toutes mes réactions, je pense que je vivrais désormais les choses avec plus de détachement. Et voilà pourquoi :

 

  1. Même pas deux semaines après la fin de mon « histoire » (mi janvier) avec Geoffrey, un autre mec, Arnaud, m’envoie un message ! En fait, je l’avais rencontré via Tinder en même temps que Geoffrey début décembre, mais c’est ce dernier qui avait attiré mon attention. Du coup, j’ai vite lâché l’affaire avec Arnaud en étant honnête, je lui avais dis qu’il y avait quelqu’un d’autre. Mais apparemment lui ne m’avait pas zappé … il m’a réécrit en me proposant d’aller boire un verre. Je me suis dis, je ne dois plus rien à personne, pourquoi pas ! Bon… par ou commencer … Notre premier rendez-vous lui a beaucoup plu, il a cherché à me revoir. Moi j’avais passé une bonne soirée mais … je sais pas, je le sentais pas, y’a un truc qui clochait. Il m’a avoué deux jours plus tard qu’il était en fait en couple (non mais LOL) mais que ça battait de l’aile … qu’il avait besoin de faire LA rencontre qui lui donnerait l’impulsion pour arrêter avec son officielle. J’ai été directe, je veux pas de trio amoureux, on se revoit pas tant que t’es toujours avec. Etonnement, il l’a quitté très rapidement et il a cherché à me le prouver. Il me montrait les échanges d’SMS. Bon ok, soit … J’ai accepté un deuxième rdv tout en restant prudente. On a vite développé une forte attirance physique qui a elle-même évolué vers de nombreuses nuits extrêmement torrides. Petits à petits je me suis rendue compte qu’en dehors des séances de jambes en l’air, je n’avais pas grand-chose à lui dire, et surtout … comment dire, je ne risquais pas d’avoir une attirance intellectuelle pour lui. C’était un peu le fond du panier niveau culture général (même la base de la base hen je vous jure !!) et niveau perspicacité. J’ai aussi appris par la suite que monsieur ne se protégeait quasiment jamais lors de ses rapports. Ouai … sauf que … ben une de ses exes avait pour habitude de se piquer à l’héroïne. Oui oui oui oui … Et en plus il flippait même pas pour lui ! Il disait «  si j’avais choppé un truc je le saurais ! ». Catastrophe le type. Je l’ai évidemment sortit de ma vie.
  2. Je me souviens, c’était le 19 mars. Rendez-vous chez le gynéco, ca faisait deux/trois ans que je n’y avais pas mis les pieds. Le doc m’examine, puis fait une écho : « madame, vous avez un kyste de 11cm à l’ovaire gauche ». A cet instant j’ai le flippe absolu … De ce que j’en savais un kyste c’est pas trop grave, mais là il est énorme, et il est a l’intérieur, et en plus dans cette zone … des millions de questions me submergent. La taille du kyste n’était pas forcément problématique. C’est particulièrement gros, OK, mais une petite opération pour le retirer et hop, on en parle plus. Bon déjà le mot « opération » m’a terrorisé. Mais le pire était à venir … sur l’écho il a vu que le kyste était principalement constitué d’eau, mais il y avait une zone d’ombre qui signifiait, peut-être cancer. J’ai du faire une IRM : Bonne nouvelle, il n’y a pas de signe d’éventuelle propagation d’un cancer, mais il y a toujours un risque de début de cancer. En gros ça voulait dire que soit c’était bénin, soit c’était pas encore très méchant. Et là, mauvaise nouvelle : la radiologue m’explique que le kyste a totalement engloutit ma trompe et mon ovaire gauche, qu’il faudra donc dans tous les cas (même truc bénin) les enlever. Ah oui, à savoir aussi que … c’est qu’au moment de l’opération, avec des analyses qu’ils pourront dire si c’est cancéreux ou non. Elle a été planifié environ 1 mois plus tard. Voilà voilà. 30 piges, et BIM. Pendant un mois, ma vie était entre parenthèses, dans l’interminable attente du verdict. Pas de mec quand tu rentres le soir sur qui te reposer, avec qui parler, pleurer etc … Et en plus, comme on inquiète ses proches, on a tendance à se renfermer sur soi. Je me souviendrai toujours au moment où j’attendais dans le couloir pour le bloc, ne sachant pas ce que la vie allait me réserver. A midi j’étais de retour dans ma chambre, les infirmières ne pouvaient rien me dire. J’ai du attendre le médecin qui est arrivé qu’à 17h30. « Mademoiselle, j’ai une excellente nouvelle, ça ne fait aucun doute, c’est bénin. »

Et là, là on repense à toutes les personnes qui au cours de notre vie nous on dit « ah ben le principal c’est la santé », expression devenue presque « banale » et qui prend soudainement tout son sens.

Pour info, parce que vous devez tout comme moi vous poser la question, il me reste donc plus que l’ovaire et la trompe droite, et j’ai « seulement » 20% de chance en moins d’avoir des enfants. Tout est bien qui fini bien !

 

  1. Une fois requinquée, je me lance à nouveau dans la recherche de l’amour. Je m’inscris sur adopteunmec. Je me dis, qualité et pas quantité, donc je filtre à fond … le temps passe ; aucun mec n’attise ma curiosité, je perds espoir, et là .. Je tombe sur Mathieu. TOUT est parfait. On fait le même job, il est posé, propriétaire lui aussi, on habite à 20min l’un de l’autre, les tas de points communs, il n’a pas d’enfant non plus, pas d’exe relou … bref, parfait je vous dis. On s’est rencontré un soir, et on s’est plus quitté, 15 jours après on vivait ensemble chez moi. En fait, comme tout était si fluide, si simple, on s’est pas posé de question. On avait envie d’être ensemble tout le temps et c’est ce qu’on a fait. Pendant deux mois c’était top, jusqu’à ce que les choses se dégradent … au mois d’août j’avais prévu (avant qu’on se rencontre) de gros travaux dans l’appart : refaire entièrement la salle de bain, et mettre du parquet partout. Il a commencé à être extrêmement désagréable à ce sujet … A s’en plaindre, « tes travaux ça me les brises », à me dire qu’il fallait rien attendre de lui parce qu’il n’était pas manuel, qu’il ne pouvait pas porter trop lourd parce qu’avec sa faible corpulence il aurait vite des douleurs (voir la tête qui tourne …). Il en a profité pour critiquer mon appartement, «  il y a trop de choses dans ta pièce à vivre », «  forcément chez moi c’est neuf alors chez toi je vois tout les petits défauts ». Bref, et ça ne faisait que commencer. C’est un ami à moi qui faisait ma salle de bain, Mathieu faisait que geeker toute la journée. Il a 31 ans. Il nous laissait bosser pendant qu’il se détendait. Il a même fait ça un jour où mes parents sont venus, alors que c’est la première fois qu’il rencontrait ma mère. Je n’attendais pas qu’il fasse autant que nous, évidemment, mais un minimum … On avait commencé le parquet avec mes parents, Mathieu avait aidé aussi ce jour là. J’ai sollicité ma meilleure amie pour le terminer une aprèm, il n’y avait plus que le couloir. Quand Mathieu est rentré du travail, il a passé le couloir, a refermé la porte du salon derrière lui, et est aller … geeker, puis on la plus revu. Même pas un «  tout ce passe bien ? je vous ramène à boire … ? ». Le mois qui a suivi ne s’est pas arrangé, il avait même des réactions impulsives et puériles qui m’ont inquiété et qui ont fini par créé le désamour. A chaque fois il comprenait mon désaccord, se remettait en question, faisait des efforts, montrait qu’il voulait changer de comportement, mais ça finissait toujours par recommencer. Puis un énième évènement a été la goutte d’eau. J’y pensais tous les jours, je commençais à avoir la boule au bide et quand je ressens ça c’est que c’est pas bon. Il y a 4 ans je m’en suis rendu malade, de trop attendre, de trop laisser de chance. Là non, ça pouvait paraitre dur et prématuré malgré tous les efforts qu’il faisait, mais c’était au fond de moi. C’était très dur les premiers jours, il était tellement malheureux, je culpabilisais, je finissais pas douter. Mais je devais garder le cap. Et Les jours qui ont suivi m’ont conforté dans mon choix. Petit à petit la sérénité s’est installée. Je ne me sentais pas oppressée quand on était ensemble, et pourtant j’ai ressenti une telle liberté lorsqu’il n’était plus là.

Je pense que toutes ces expériences associées ont fait de moi quelqu’un de nouveau. Il y a encore 9 mois, j’étais obsédée par mon célibat. Maintenant, je suis avant tout heureuse de me réveiller tous les jours en bonne santé. Cette dernière relation m’a beaucoup appris aussi : Quand on veut on peut. Toutes ces histoires à la «  fuit moi je te suis, suis moi je te fuis » et à me poser 40 questions, je n’en veux plus. Quand quelqu’un est vraiment intéressé, il est vraiment intéressé, et si c’est réciproque, c’est fluide et évident. Pas de place pour le doute et on avance, on voit ce que ça donne. Autre chose d’essentiel : Je sais que je peux me faire confiance, je suis en paix avec moi-même, j’ai peut-être 31 ans, toujours pas d’enfant, mais je peux envoyer valser une histoire si elle ne me convient pas. Et ce n’est pas mon âge qui m’influencera désormais. Je veux encore rêver, pas du prince charmant, mais de mon évidence, de cette personne faite pour moi et avec qui on fera une belle équipe.”

 

 

Une belle leçon de vie et de force de notre chère Léa !!!

SI toi aussi tu as envie de partager tes histoires d’amour 2.0, n’hésites pas à m’envoyer un mail : llylypuce@gmail.com

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