Une Femme 2.0 : Milie Mélo


Femmes 2.0 / samedi, février 17th, 2018

Cette semaine, le RDV avec une femme 2.0 sera un peu différent. Elle ne va pas nous parler de ses expériences et de son avis sur les rencontres 2.0… Mais sur le syndrome du Prince Charmant. L’appel à vos avis et l’article d’hier l’ont particulièrement inspirés…

Donc avant de lire son avis sur l’impact, je vous la présente très rapidement. Donc Milie Mélo est une célibataire trentenaire, comme moi (et comme beaucoup d’entre vous il me semble), 34 ans pour être plus précise !!! Sans “Prince Charmant” depuis 1 an… Elle a testé adoptunmec pendant quelques mois mais a laissé tombé car n’est tombé que sur des boulets (il faut embrasser beaucoup de crapaud avant de tomber sur le bon… ou pas…). Tout de même une rencontre potable mais pas le déclic pour que cela soit viable sur du long terme… Ahhh le fameux déclic, il faudra qu’on en parle aussi un jour…

Mais place à son avis sur le fameux Syndrome du Prince Charmant

“Depuis notre plus tendre enfance on nous à martelé avec des histoires de princesses pétées de tunes à qui il arrive des péripéties extraordinaires !!!! Comment dire que le pourcentage que tu sois dans cette situation frise le néant. Aie déjà ça aide pas pour arriver à faire une comparaison avec ta vie de petite fille lambda. Mais bon soit on continue l’histoire.

L’une orpheline avec une marâtre et des demi- sœurs qui la prennent pour une bonniche et qui parle aux animaux. Des fois je me dis que j’aurai du déjà me poser des questions vu que parler aux animaux c’est pas vraiment possible.

Une autre qui s’endort quand elle se pique sur une aiguille, message subliminal le tricot c’est dangereux fait gaffe ta grand-mère te ment quand elle te dit que c’est facile. La narcolepsie te guète.

Une autre victime de la jalousie de sa belle-mère qui veut la tuer et elle trouve  de super copains de petite taille avec des noms à coucher dehors (Simplet, Atchoum, etc) et qui vivent dans la forêt, ça sent le reportage dans faites entrer l’accusé.

Mais après tous ces malheurs (elles les ont piqué à Sophie…bon OK je sors !!) leurs problèmes se résolvent par l’arrivée triomphale et miraculeuse du « Prince Charmant ».

Mais si si. Et puis bon, il n’est jamais moche sinon elle n’y verrait aucun intérêt. Il a toujours un super cheval, un château gigantesque, Christian Grey n’a qu’à ce tenir !!! Il faut le dire, il a la solution à tout cet homme, c’est quand même limite louche.

Bon une fois son entrée et la résolution des problèmes de la Princesse, elle le remercie bêtement telle une ingénue. Il est beau, il est fort, il est parfait. Et puis paf (non pas le chien), il tombe amoureux de l’ingénue, donc elle ne peut que l’épouser. Parce que oui il se voit une ou deux fois et hop Son Altesse lui demande sa main. Il pourrait lui demander si elle a des tunes (un PEL ça sauve en cas de faillite) quand même !!! Mais non c’est une Princesse. Ou son pedigree? Mais ils finissent quand même par s’épouser. Et la dernière image que nos yeux ébahis d’enfant apparait cette phrase magnifique

«Ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants».

Cette phrase m’a beaucoup marquée, elle est gravée comme une épitaphe, presque comme un avertissement.

Ce que je retiens de toutes ces histoires c’est qu’une femme ne peut s’en sortir sans un homme à sa rescousse. Il est la solution à sa vie, à sa solitude. Il ne peut être son égal car il est supérieur physiquement à elle et même intellectuellement.

Elle ne peut exister comme individu car en tant que jeune fille elle ne peut se substituer à l’autorité d’un parent (père, belle-mère, frère, oncle). On nous rappelle ce clivage des sexes.

On se rend compte que c’est un schéma patriarcale qui se peint sur ces histoires, qui nous ont mis dans l’erreur de croire que nous devions à tout prix trouver un homme qui comble tous nos manques que ce soit matériel ou financier. Que notre accomplissement personnel est étroitement lié à notre Prince Charmant que nous épousons et avec qui nous faisons des bébés dans l’espoir de le garder toute la vie.

Mais ces idées étaient en vigueur au début du siècle mais notre génération et arrivé à un moment où on a besoin d’être ce que l’on veut être. On veut qu’on arrête de nous dire « fait des études, trouve toi un homme, marie toi et fait des enfants, et ta vie sera parfaite ».

Et bien non elle n’est pas parfaite, je me pose des questions sur ce que je veux vraiment. Est-ce que me caser avec le premier mec sympa et envisager un avenir est bon pour moi ?

En fait je ne sais plus ce que je veux car la société à changer : les parents des copains divorcent de plus en plus à l’école. Tes parents sont toujours mariés et tu passes pour l’OVNI du groupe avec cette fameuse phrase « mais comment ils font ».

Et tu en arrives à poser la question à toutes ces femmes qui ont épousé ce fameux mec gentil et qui partage leur vie depuis vingt, trente, voir quarante ans. Elles ont toutes des réponses différentes. Celles qui m’ont le plus marqué furent :

  • on ne se séparait pas à l’époque ça ne se faisait pas
  • le quitter pour me retrouver seule sans emploi parce que mon seul métier fut femme au foyer.

Notre génération n’est plus pareille, on bosse, on est indépendante financièrement. Ce que nos mères et grands-mères n’étaient pas. On est instruite dans tous les sens du terme.

On a les couilles de dire merde quand il faut. Faire ce que bon nous semble. Sans pression familiale ou sociale (tu ne comprends pas marié et sans enfants après 30 ans c’est pas normal c’est ce que j’ai entendu de la bouche de ma propre famille, j’ai même entendu de bruits que j’étais lesbienne…)

Le poids des préjugés persiste parce que nous sommes la génération qui essuie les plâtres, on est dans l’entre deux. Nous ouvrons la voie à toutes ses femmes qui se pensent hors norme parce qu’elles ne se soumettent pas aux schémas qu’on leur a inculqué.

Non j’ai juste décidé d’être juste heureuse dans ma vie avant d’être heureuse en couple avec un mec, qui ne me prenne pas pour sa bonne, voir sa mère de substitution. Qui me respecte suffisamment pour m’accepter comme je suis avec mes défauts et mes qualités. Qui me considère comme son égal, et que mon indépendance ne fasse pas peur. Oui y en a qui se sont cassé les dents. Et d’autres qui prennent pas peur quand je leur annonce que je suis propriétaire de mon appart et que j’ai fait les démarches toute seule. Je ne suis pas plus bête que la moyenne, je sais compter un petit peu quand même, j’ai juste osé le faire.

 

Et miraculeusement La Reine de neiges apparaît la rebelle de Disney, elle en à mare de se cacher dans sa chambre froide. Elle envoie chier tous les monde parce qu’elle veut faire de la glace toute l’année. Son meilleur pote c’est un bonhomme de neige quand même elle ne doit pas sniffer que de la neige celle-là aussi. Bon aux dernières nouvelles elle serait lesbienne mais bon les spoilers du net ne sont pas trop fiables.

Et puis on a notre Vahiana qui se barre de son île paradisiaque en pleine mer parce qu’elle à la bougeotte avec un demi Dieu taré aux tatouages qui bougent sur ses pectoraux et qui est cleptomane. Elle se casse avec une poule heu bon la poule on a oublié de lui rajouter un cerveau !!!! Mais bon elle fait ce qu’elle veut et à la fin il n’y a pas de Prince qui la sauve. Elle se sauve elle-même. Sa plus belle force c’est elle.

Elle se confronte à elle-même pour se connaître parfaitement et s’épanouir.

Arriver à découvrir sa richesse c’est le plus beau trésor que l’on détient.

Bon ça reste toujours des Princesses OK on ne changera pas ce thème mais elles sont encore les meilleures nos Princesses et on les aime quand même.”

Et toi atteinte du Syndrome du Prince Charmant ?

2 réponses à « Une Femme 2.0 : Milie Mélo »

  1. Coucou, j’ai adoré ton article. C’est tellement vrai tout ça ! Je suis dans le même cas, bientôt trente ans cette année, célibataire, et des personnes qui se permettent des commentaires. Bref, je pensais à une autre princesse de Disney qui se bat contre la volonté de ses parents … Rebelle ^^ Je pense qu’elle illustre complètement l’idée de cet article.
    A bientôt,
    Valérie alias La Gauf(f)re

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